Principes généraux (Politique de conservation)
Qu'entend-on par dédoubonnement ?⚓
Par dédoublonnement on entend, pour une ressource donnée, la reconstitution d'une collection unique, dite résultante, par prélèvement des meilleurs volumes et fascicules des collections participantes. Par son étendue temporelle d'une part et par son état physique d'autre part, la collection résultante sera donc généralement meilleure et pour le moins aussi bonne que la meilleure des collections contributrices.
Qu'entend-on par ressource ?⚓
Par ressource, on entend l'entité bibliographique identifiée par un identifiant unique ; dans le Sudoc, c'est le PPN.
Attention : Attention (risque 1/2) : le partitionnement est possible ; il doit être connu et assumé.⚓
Le risque de partitionnement des collections au sens des bibliothèques existe donc et doit être assumé si l’on veut mettre en œuvre la présente méthode. Cette manière de procéder n’est pas un choix parmi d’autres possibilités, c’est la seule possibilité, du moins la seule viable à moyenne ou grande échelle. On s’en convaincra en considérant qu’une collection au sens des bibliothèques peut ne pas être la même d’une bibliothèque à une autre, or il faut absolument s’entendre sur la définition de ce qu’on veut dédoublonner.
Objectifs⚓
- Gain d'espace : par élimination des éléments doublons ne contribuant pas à la résultante.
- Amélioration de la lisibilité : une ressource = une collection de conservation sans doublon (généralement regroupée en un seul lieu)
Qualités retenues pour les éléments de collection et leur gradation⚓
Segment temporel couvert par un ou plusieurs volumes reliés en bon état
Segment temporel couvert par un ou plusieurs fascicules en bon état
Segment temporel couvert par un ou plusieurs volumes reliés en mauvais état
Segment temporel couvert par un ou plusieurs fascicules en mauvais état
Remarque : Qu'est-ce que le mauvais état ?⚓
La question se pose surtout dans le cas des éléments reliés : Un volume relié doit être considéré comme étant en mauvais état dès lors que l'on estime qu'il vaudrait mieux le remplacer par l'équivalent non relié en bon état.
Diverses raisons peuvent y conduire :
- Massicotage trop proche de la marge
- Volume délabré
- Type de reliure jugé inacceptable (par exemple si on rejette la reliure cartonnée)
- etc.
Attention : Attention (risque 2/2) : la qualité de reliure est binaire (bon/mauvais). Cette binarité doit être connue et assumée.⚓
Ce sont là les quatre états physiques retenus : il n'y a pas de distinction faite par exemple entre relié cuir, relié carton, relié toile, demi-toile etc. Il y a donc un risque que la résultante comporte un élément relié carton alors qu'un élément relié cuir était possible. Ce risque doit être connu et assumé.
Relativisation du risque 2⚓
eplouribousse est née de l'expérience concrète d'opérations de dédoublonnement ; celles-ci doivent le plus souvent être réalisées dans des durées limitées ou en tout cas à moyen terme. La reconnaissance de trop nombreux états physiques induirait des délais de traitement trop longs.
Le risque 2 est à nuancer car dans bien des situations les reliures sont de qualité similaire pour une époque donnée ; dans les bibliothèques universitaires françaises par exemple, ce qui est relié l'est souvent en cuir jusque dans les années 1920, en demi-cuir ou pleine toile dans les années suivantes et jusque dans les années 1970, puis demi-toile, toile acrylique ou carton ensuite.
Si les risques 1 et 2 ne sont pas acceptés, il ne faut pas utiliser eplouribousse.